Au XIXe siècle certains artistes se sont délibérément affranchis des codes de la bienséance, du bon goût et des règles académiques qui régissaient les représentations picturales.
Édouard Manet fera scandale en 1865, avec son Olympia. Il s’affranchit des canons classiques, le regard d’Olympia planté droit sur le spectateur nous provoque, Manet affirme sa subjectivité.
Le XXe siècle verra les Dada, les surréalistes affirmer haut et fort cette rupture, jusqu’à instituer la provocation comme levier essentiel de la création. Depuis, les œuvres dites « d’Avant-garde », visent à susciter l’étonnement, le choc, la réaction quelle qu’elle soit. C’est dans cette absence d’interdit que l’art affirme sa liberté et sa volonté de faire vivre une expérience au spectateur. En effet, la dimension de provocation sous-entend la confrontation de l’approche artistique avec des manières de voir et de concevoir.
Votre conférencière : Nathalie Douay, historienne de l’art.
Pour tout renseignement complémentaire, n'hésitez pas à nous contacter.